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TOILES

Au moment où je tente, ou j’ai l’élan de nommer, de mettre des mots sur mes Facettes,
une sensation m’arrête : réduire les possibles par les mots.
Le silence offre des possibles infinis.
Alors il n’y aura pas de grandes phrases, ni discours ni explication.

Le pourquoi du comment restera entre nous, dans les creux, les absences et le vide.
On ne peut attraper l’invisible et l’indicible, juste se laisser traverser, toucher.
Il y aura mes mots de rêveuse, de poète.
Des essais, des fulgurances, des maladresses, des envolées.

Vous serez libres donc un peu perdus dans ce dédale apparenté au capharnaüm.
J’aime me perdre.
Je sais suffisamment qui je suis pour flirter avec la folie, m’y plonger avec joie,
nager le temps nécessaire à la découverte de l’inconnu et revenir par choix ou parce que la vie m’appelle ailleurs.
Je finis toujours par me retrouver, à chaque fois, plus merveilleusement riche du détour parcouru.
Explorer et créer, voilà mon chemin de vie, l’appel auquel je réponds avec confiance.

SCULPTUR'ELLES

Fer à Béton
200 x 200 cm

Novembre 2015, attentats parisiens
Expérience initiatique
Décembre un rêve si clair
Une sculpture en fer à béton multi facettes
Une structure, ma structure

Besoin de revenir aux fondements
Aux fondamentaux, au solide, a l’immuable
A ce qui m’anime et me soutient
Allo Papa, j’ai rêvé d’un truc, je viens t’en parler, tu me diras si c’est possible…
Construire une sphère à multiples facettes dans laquelle je pourrais entrer et m’appuyer.
Environ 2 mètres de diamètre, en fer à béton, du gros.
C’était possible.
Je n’avais jamais soudé, lui si !
J’ai appris la soudure, jeune padawan.
Nous voilà, père et fille à crayonner, essayer, chercher, trouver, couper, tester, toucher, faire, refaire.
Nos deux tempéraments en complémentarité.
Lui le détail et la maîtrise, moi l’imagination et le lâcher prise
Lui la recherche du parfait, de l’harmonie, moi celle du beau dans l’imprévu
Lui la disponibilité et l’action, moi les doutes et la lenteur
Lui le Père, moi sa Fille.
Il a construit ma sculpture, il avait déjà participé à ma structure.

ENCRES

Réveil imprévu très tôt, vers 4h du matin.
La maison est silencieuse, d’un silence nocturne, mat et chaleureux.
Comme le sable du désert.
C’est le temps du mandala, dans cette pénombre finissante, juste avant l’aurore.
Ce moment entre chien et loup ou l’imagination et la méditation sont à leur point culminant.
Je m’installe, un thé, carnet, plume…choix de la couleur, inspiration et…
Pendant environ trois heures je laisse spontanément mes mains, mes doigts glisser
sur les reliefs du papier japonais.
Les formes se dessinent, se complètent, s’influencent, s’attirent et se repoussent.
C’est une danse dont je suis à la fois la chorégraphe, la danseuse et le spectateur.
Un temps suspendu.
Une connexion à plus grand que moi, le Grand, le Beau, le Bon.
Je m’en remets à eux. Ces esprits auxquels je crois, qui me font l’honneur de me conseiller,
de partager leur sagesse et leur connaissance.
Pensées et émotions me traversent.
Surprise est la constante !
Vide et complétude, apaisement et énergie, ouverture et densité.
De nombreux paradoxes se conjuguent et s’allient dans ce moment de transformation.
Ils se confondent dans un mouvement vivant, entrelaçant vie & mort, joie & peine, moi & les autres, le minuscule & l’immensité du monde.
La paix, voilà mon point de départ et d’arrivée.

Vivre sans spiritualité ce n’est pas vivre c’est survivre